Une autre lubie d’Ottawa

Dernière mise à jour vendredi, 9 juin 2017 05:58 Ecrit par Nathalie Elgrably-Lévy vendredi, 9 juin 2017 05:58


Historiquement, les pays qui ont pris le virage de la planification centrale étaient initialement animés de bons sentiments. Aiderles démunis, lutter contre les classes sociales, donner le pouvoir au peuple, construire une société basée sur la solidarité et l’égalité, telles étaient sont les promesses que faisaient miroiter les instigateurs des économies planifiées.

Cauchemar
Mais le rêve des systèmes collectivistes a toujours rapidement tourné au cauchemar. La planification devait augmenter la production agricole et réduire le prix des aliments. Elle a plutôt provoqué des famines qui ont décimé des millions de personnes. Ce fut le cas, entre autres, en URSS, au Kazakhstan, en Ukraine, en Chine, et au Cambodge. Et c’est toujours le cas en Corée du Nord. Aujourd’hui, c’est au tour du Venezuela degoûteraux délices du socialisme.
La planification centrale ne fonctionne pas. Toutes les expériences malheureuses, voire assassines, l’ont prouvé. En intervenant sur les méthodes de production et de transformation, en légiférant sur les quantités et les moyens de distribution, en fixant les prix et en règlementant la consommation, les gouvernements ont saccagé le fonctionnement des marchés et engendré la misère.
Élucubrations
On pourrait croire que l’époque du délire socialiste est révolue, que les gouvernements ont tiré des leçons du passé. Ce n’est pas le cas du gouvernement Trudeau. Sa dernière lubie: mettre en place une «Politique alimentaire», comme si le système de gestion de l’offre ne suffit pas! L’un des objectifs est d’accroitre la production d’aliments de qualité supérieure à des prix plus abordables, et d’influencer nos choix alimentaires.La formulation est séduisante, mais pouvons-nousréellement croire qu’une l’intervention de l’État est notre planche de salut?
L’État a soviétisé les systèmes de santé et d’éducation. Nous en subissons quotidiennement les résultats! Voulons-nous maintenant compter sur Ottawa et sur les élucubrations de ses fonctionnaires pour assurer notre sécurité alimentaire?

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