Une agression antisémite violente à Sarcelles

Dernière mise à jour lundi, 12 février 2018 10:54 Ecrit par Gérard Akoun lundi, 12 février 2018 10:54


Un enfant de huit ans coiffé d’une kippa a été agressé, à Sarcelles, lundi en fin d’après midi, par deux jeunes de quatorze, quinze ans, décrits comme d’origine africaine. Après l’avoir fait tomber à terre, par un croche pied, ils l’on frappé à coups de pied. A l’heure, 18h30 environ, où cette agression s’est produite il y avait encore du monde dans les rues, mais comme c’est souvent le cas, malheureusement, personne n’est intervenu. Les agresseurs responsables sont recherchés et on peut espérer qu’ils pourront être identifiés et interpellés grâce aux vidéo caméras de surveillance nombreuses dans ce secteur et sanctionnés sévèrement. Le caractère antisémite de cette agression ne fait aucun doute, le parquet de Pontoise a retenu ce mobile et Gérard Collomb le ministre de l’Intérieur, dans un communiqué, a condamné cette agression « qui est contraire à nos valeurs les plus fondamentales ».

Emmanuel Macron a lui aussi condamné cette agression il a publié une série de tweets dans la nuit de mardi à mercredi, dans le premier il déclarait, je cite : « un petit garçon de huit ans a été agressé aujourd’hui à Sarcelles parce qu’il portait une kippa. A chaque fois qu’un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c’est toute la République qu’on agresse. » Un peu plus tard Emmanuel Macron s’est senti obligé de préciser dans un second tweet, je cite : « Et c’est toute la République qui se tient particulièrement aux côtés des français de confession juive pour combattre avec eux et pour eux chacun de ces actes ignobles. »
Mercredi, jour des questions au gouvernement à l’Assemblée Nationale la condamnation a été générale sur tous les bancs. Le Premier Ministre Edouard Philippe a déclaré : « lutter contre le racisme et l’antisémitisme c’est évidemment avoir le courage de nommer les choses. Le courage d’affirmer, de reconnaitre que, oui, il existe une nouvelle forme d’antisémitisme violente et brutale qui s’exprime de façon de plus en plus ouverte sur notre territoire et d’ajouter : « nous ne pouvons pas accepter que des Français s’en prennent à d’autres Français en raison de leur conviction religieuse, nous ne pouvons pas accepter qu’un enfant soit agressé en raison de signes extérieurs qui disent sa conviction religieuse. ».
En décembre, vous disiez, Monsieur le Premier Ministre, qu’en France « l’antisémitisme n’est pas neuf, il est ancien, il n’est pas superficiel, il est comme enraciné » hier vous avez déclaré qu’il fallait avoir le courage de nommer les choses, de reconnaitre cette nouvelle forme d’antisémitisme. Vous ne manquez pas de courage, vous l’avez fait ! Le temps est donc venu de dire qui sont ces français qui s’en prennent à d’autres français. Ils ne sont ni juifs, ni chrétiens, ni agnostiques ni athées, ni bouddhistes, ni homosexuels, ce sont des français de religion musulmane, de naissance ou convertis, des jeunes en majorité, qui ont une conception totalitaire de leur religion, qui rejettent les valeurs de la République, et parmi lesquels se recrutent les djihadistes. Ils sont une minorité au sein des musulmans de France, mais ils puisent dans l’islam la haine qu’ils déversent sur leurs concitoyens de confession juive. Contrairement au judaïsme et au christianisme, l’Islam troisième monothéisme n’a pas encore effectué son aggiornamento, son adaptation à la modernité. Dans certaines familles, on inculque aux enfants, des leur premier âge, que les lois divines priment sur celles du pays dans lequel ils vivent. On leur inculque la haine des juifs et des chrétiens qui ne sont que des mécréants, des ennemis des musulmans. Sinon comment expliquer que Kobili Traore qui a défénestre après l’avoir torturé Sarah Halimi, ait pu dans son délire ne voir en elle que Sheitan, le diable si dans son milieu familial on ne lui avait pas transmis l’image démoniaque du juif que l’on trouve dans le Coran.
Mal nommer les choses jugeait Camus, c’est ajouter au malheur du monde. Ne pas nommer les choses c’est nier notre humanité.

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