Les rendez-vous de Téhéran

Dernière mise à jour mardi, 14 février 2012 10:45 Ecrit par Luc Rosenzweig mardi, 14 février 2012 10:45

Au début de ce mois de février, un festival de cinéma s’est tenu à Téhéran. Son thème était la dénonciation de la production hollywoodienne, dont le seul objectif, selon les organisateurs serait d’assurer la domination mondiale des Etats-Unis et du sionisme.
Parmi les invités étrangers de ce festival, on a pu noter la présence de plusieurs Français dont l’humoriste antisémite Dieudonné et l’universitaire négationniste Robert Faurisson.
Ce dernier a même reçu un prix, dit de la vérité, qui lui fut remis par Mahmoud Ahmadinejad en personne. De nombreuses photos de cette cérémonie circulent sur internet, et les invités du régime des mollahs ne tarissent pas d’éloges envers leurs hôtes.
Quelques jours plus tard, les dirigeants iraniens déroulaient le tapis rouge devant Ismaïl Haniyé, le chef du Hamas à Gaza. Ce dernier venait tout juste de critiquer l’accord conclu entre Khaled Mechaal et Mahmoud Abbas scellant la réconciliation du Hamas et du Fatah.
En soutenant les négationnistes de la Shoah d’un côté, et de l’autre les jusqu’au-boutistes de l’éradication d’Israël, Mahmoud Ahmadinejad envoie un message on ne peut plus clair.
Il ne cédera sur rien, pas plus sur le plan idéologique que sur ses objectifs de faire de l’Iran une puissance nucléaire.
C’est étonnant, mais on s’émeut beaucoup plus, chez nous, de la perspective de voir Israël mettre fin à l’aventure nucléaire iranienne par des moyens militaires que des signaux sans équivoque émis par Ahmadinejad.
Nier la Shoah et en préparer une autre, tel est le programme des détenteurs du pouvoir théocratique de Téhéran. « Plus tard, ce sera peut-être trop tard » a répondu Ehoud Barak à ceux qui le pressent de remettre aux calendes grecques la destruction des installations nucléaires iraniennes. On pourrait ajouter qu’il n’est de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre.


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