Le Hamas persiste et signe

Dernière mise à jour mardi, 11 décembre 2012 10:47 Ecrit par Luc Rosenzweig mardi, 11 décembre 2012 10:47

Il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour que les illusions se dissipent : quelques jours après l’admission à l’ONU de la Palestine comme état observateur, le chef du Hamas, Khaled Mechaal a remis les pendules à l’heure. A Gaza, devant une foule estimée à 100 000 personnes, il s’est écrié je cite : « La Palestine, de la mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain), du nord au sud, est notre terre et notre nation, dont on ne peut céder ni un pouce ni une partie ». Fin de citation.
Voilà qui est clair et net et ne surprendra que les naïfs : l’objectif affiché du Hamas, qui tient Gaza et a le vent en poupe en Cisjordanie est d’éradiquer l’Etat juif. Mahmoud Abbas n’a fait aucun commentaire sur ces déclarations, qui vont pourtant à l’encontre de toutes les assurances données par l’Autorité palestinienne à la communauté internationale.
Pendant ce temps là, la diplomatie européenne s’emploie à stigmatiser le gouvernement israélien pour sa réaction à la démarche unilatérale de Mahmoud Abbas aux Nations unies. La France, le Royaume Uni et quelques autres pays convoquent les ambassadeurs d’Israël pour leur faire des remontrances. On ne fait pas avancer la paix de cette manière : une fois engrangé leur succès diplomatiques, les dirigeants palestiniens n’écoutent plus les conseils de leurs mentors. Au lieu de retourner, comme on leur demandait, à la table des négociations bilatérales, les factions palestiniennes repartent à l’attaque, chacune sur leur terrain. Le Fatah de Mahmoud Abbas s’emploie à calomnier l’Etat juif dans les instances internationales, et le Hamas appelle à la guerre sainte, fort de sa prétendue victoire obtenue lors de l’opération Pilier de défense. On comprend alors que les gouvernants israéliens, soutenus par leur opinion, écoutent poliment les remontrances, mais agissent dans l’intérêt de leur nation.


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