Le Hamas à Tunis

Dernière mise à jour mercredi, 11 janvier 2012 01:04 Ecrit par Luc Rosenzweig mercredi, 11 janvier 2012 01:04

Quelques semaines seulement après leur accession au pouvoir les islamistes tunisiens de Ennhada montrent leur vrai visage. Ils ont déroulé, dimanche 7 décembre le tapis rouge devant Ismaïl Haniyé, le chef du Hamas à Gaza. Celui-ci en a profité pour lancer de violentes diatribes anti-israéliennes lors d’un meeting réunissant plus de 5000 personnes dans un stade de Tunis. Peu avant, lors de son arrivée à l’aéroport, il avait été accueilli par plusieurs milliers d’islamistes radicaux vociférant des slogans appelant à tuer les juifs.
La petite communauté juive locale s’en est émue, et son président, Peres Trabelsi a déclaré : « Aucun tunisien ne doit être insulté, et le gouvernement doit prendre des mesures pour que de tels incidents ne se répètent jamais ». Les dirigeants de Ennhada on tenté de minimiser ces débordements en les mettant sur le compte d’une minorité d’éléments radicaux non représentatifs de leur mouvement.
Ceci est de la pure hypocrisie. Les Islamistes tunisiens savaient fort bien ce qu’ils faisaient en conviant le chef du Hamas de Gaza, à la grande fureur, d’ailleurs, de Mahmoud Abbas et du Fatah.
Les propos d’Haniyé à Tunis sont sans équivoque : « Je vous promets que nous ne céderons pas le moindre mètre carré de territoire palestinien, nous ne lâcherons pas Jérusalem, nous continuerons à combattre et nous ne déposerons pas les armes ! » a-t-il lancé devant une foule en délire.
Tout récemment, le président tunisien Moncef Marzouki lançait un appel aux Israéliens originaires de Tunisie à revenir dans le pays, où ils seraient, paraît-il, accueillis à bras ouverts. On attend maintenant les réactions de ce même Marzouki sur les incidents qui ont émaillé la visite d’Haniyé.
On attend également les commentaires de ceux qui, en France, se sont empressés de qualifier Ennhada d’islamistes modérés, prenant pour argent comptant le discours apaisant tenu par ses dirigeants. Jusqu’à ce jour, les « exploits » d’Ismaïl Haniyé à Tunis n’ont pas été relaté dans les grands médias français.


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