Le gouvernement Trudeau : « Un des plus pro-Israël du monde » !? (1/2)

Dernière mise à jour mardi, 12 juin 2018 08:02 Ecrit par Dora Marrache mardi, 12 juin 2018 08:02


Ce sont là les mots d’un député juif du Parti libéral, Anthony Housefather. Beaucoup l’ont cru et ont voté pour Trudeau, contribuant ainsi à priver Israël du seul ami sincère et véritable sur la planète : Stephen Harper. Aujourd’hui, le réveil est très douloureux, les déceptions se sont multipliées et le prince charmant a laissé tomber son masque et se montre sous son vrai jour.

Car il est vrai que, pour tous ses électeurs, tout a commencé comme dans un conte de fées. Il était une fois un bel homme, jeune et ambitieux qui rêvait de devenir PM du Canada comme l’avait été son père. Bien qu’il n’eût ni la formation ni l’expérience pour occuper un poste qui requiert des compétences certaines, il vit ses rêves devenir réalité.

Rapidement tous les médias tombèrent sous son charme : ils louaient son charisme, sa force physique, sa jeunesse, etc. Il devint en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire le plus populaire des PM du Canada Il se montrait séduisant, charmeur. Il donnait de lui l’image d’un homme brillant, sûr de lui, intelligent. Bref, on nous le présentait comme le Premier ministre idéal. Radio-Canada – guidé par l’intérêt- nous assurait que Trudeau était la perle rare, qu’il fallait voter pour lui. Ce fut au point que même les Québécois furent nombreux à voter pour lui, à tomber sous son charme alors qu’ils savaient pertinemment qu’il était opposé à une de leurs demandes: « la reconnaissance du Québec comme société distincte dans la Constitution ».

Oui, mais voilà : de désillusion en désillusion, l’amour pour le PM se meurt : les libéraux sont l’objet de critiques sans nombre et le nombre d’admirateurs de Trudeau ne cesse de baisser. Mais au moment crucial, le PM usera de nouveau de ses charmes et il est fort à craindre que, de nouveau, les électeurs ne succombent à son charisme et l’élisent.

Toutefois, il nous faut reconnaître qu’il a tenu une de ses promesses-phare: être radicalement différent de son prédécesseur, Stephen Harper. Et il l’est à plus d’un titre. Ce qui nous inspire cette réflexion : Heureusement que l’Amérique n’a pas élu la protégée d’Obama, mais Donald Trump, un homme droit, franc, sincère et qui ne se contente pas de mots pour dire son amour d’Israël. Pour l’État juif, Donald Trump a, à tout le moins, comblé le vide laissé par le départ de Harper.

Trudeau, lui, est l’anti-Trump : il défend la migration, il se fait l’apologiste du multiculturalisme, de la mondialisation, du libre-échange; il se fait l’avocat de l’organisation terroriste Hamas, des Palestiniens, des musulmans, disons des islamistes surtout, bref il est pour tout ce que Trump récuse. Et surtout, ce que personne n’ose dire, mais qui est très évident : il est contre Israël, quoi que puissent en dire les députés juifs du Parti libéral.

Voyons donc en quoi il est si différent des Conservateurs.

– Différent de Stephen Harper, il l’est dans son comportement. En effet, contrairement à son prédécesseur qui savait tenir son rang, Justin Trudeau joue l’homme simple, proche du peuple, il sourit toujours, il adore les bains de foule, il multiplie les « selfies » avec tous ceux qui en font la demande, etc. Nombreux sont ceux et celles qui le trouvent ouvert d’esprit, jeune, cool … Et ses chaussettes ! Elles sont colorées, drôles, avec des symboles, comme des petits canards ou encore des signes musulmans. Si bien que, lors de ses voyages à l’étranger, ses hôtes et les médias, le regard braqué sur ses chaussettes, en oublient le vide de ses propos. Et je crois bien que c’est le but qu’il vise.

Le magazine Closer rapporte d’ailleurs que Trudeau aurait avoué en parlant de ses chaussettes sur le plateau de l’émission américaine « Live with Kelly and Ryan », « elles sont le seul moyen pour moi de m’exprimer ».

Que demander de mieux, n’est-ce pas ? Qu’est-ce qui pèse le plus chez nous sur la balance des élections? Le programme politique du candidat ou son physique, son charisme, sa jeunesse, son couple ? De plus en plus, l’élection d’un chef d’État ressemble à un concours de beauté.

– Différent de Stephen Harper, il l’est aussi en matière d’équilibre budgétaire.En effet, contrairement à son prédécesseur qui en faisait une priorité, pour Trudeau l’équilibre budgétaire est bien le cadet de ses soucis. Et qu’importe si le prochain déficit atteindra la modique somme de 22,1 milliards $ à la fin de l’exercice en cours! Et qu’importe siledirecteur parlementaire du budget est incapable de fixer un échéancier pour un retour à l’équilibre budgétaire ! Certains avancent que ce ne sera pas avant 2045. Justin ne s’en soucie guère.

Et pourtant, personne n’a oublié que, lors de la campagne électorale, il avait assuré les Canadiens que (1) aucun déficit ne dépasserait les 10 milliards $ et (2) qu’en 2019 l’équilibre budgétaire serait atteint. De toute évidence, ce ne sera pas le cas. Le slogan de notre PM pourrait être : Après moi, le déluge !

Mais pas de panique ! Même si notre PM dépense sans compter, on sait combien il tient mordicus à la légalisation du cannabis censée lui rapporter des centaines de millions de dollars, ce qui réduira, espère-t-il, d’autant le déficit. Mais c’est oublier que cette légalisation viendra avec son cortège de milliers de drogués, avec tous les risques et les coûts inhérents.
– Différent de Stephen Harper, il l’est en matière de politique étrangère. Là, toutefois, il nous faut mettre un bémol car en matière de politique étrangère, il a choisi de ne pas se mouiller : on chercherait en vain des réalisations qu’on lui doit, des décrets, des déclarations, des décisions qui trancheraient avec celles de son prédécesseur. En vain.

Une exception : le conflit israélo-palestinien. Il avait promis à ses « fans » de rompre avec la politique pro-israélienne, tout en assurant les Juifs que, pour ce qui est d’Israël, il poursuivrait dans la droite ligne de Harper.

Le seul qui ait vu juste dans les intentions de Trudeau, et ce dès 2015, fut l’ancien ambassadeur du Canada en Israël, Alan Baker : « Trudeau n’a démontré aucune indication de la compréhension démontrée par Harper, dès le départ, concernant Israël et les questions de principe entre nos deux pays », avait-il écrit. « Lui et les idéologistes libéraux qui le guident ne semblent pas avoir le même courage politique que Harper a démontré de façon consistante ».

Alan Baker craignait déjà que le Canada n’adopte vis-à-vis d’Israël la position qui prévalait avant l’élection de Harper, et que Trudeau ne s’aligne sur l’UE dans sa vision du conflit israélo-arabe. Alan Baker ne s’était pas trompé : Trudeau est l’antithèse de celui dont on pouvait dire sans craindre de se tromper qu’il était alors le seul véritable ami d’Israël , l’ami vrai, sincère, celui qui en prenait la défense quels que soient les risques qu’il encourait, je parle évidemment de Stephen Harper. De lui, on peut dire qu’il a été le chef d’État le plus pro-Israël non seulement du Canada, mais du monde. Et la communauté juive maintenant déplore qu’il n’ait pas été réélu.

La responsabilité de la communauté juive Mais n’a-t-elle pas sa part de responsabilités dans l’élection de Trudeau? Ses représentants, ont tout mis en œuvre pour convaincre les Juifs de voter pour lui. Que ce soit Anthony Housefather, député de Mont-royal, qui nous le présentait comme un des gouvernements les plus « pro-israélien »ou Michael Levitt, membre fondateur de la communauté juive canadienne qui avait annoncé :« Beaucoup de choses vont changer dans ce nouveau gouvernement, mais le soutien du Canada à Israël ne sera pas l’un d’eux », ou encore Stephen Bronfman qui fut le président du financement du Parti libéral du Canada.

Et c’est ainsi qu’au lieu d’un gouvernement « parmi les plus pro-Israël », la communauté juive a contribué à élire un gouvernement parmi les plus anti-Israël du monde. Et je n’ose pas avancer : un gouvernement qui ne porte pas les Juifs dans son cœur, pour employer un euphémisme. Les preuves ne manquent pas, il suffit de suivre l’évolution de Trudeau dans le temps. Car il a beaucoup évolué.

2014-Avant son élection, un peu comme le sénateur Obama, il a fait croire aux Juifs pour gagner leurs voix que que le Canada resterait un ami proche d’Israël. Il n’a pas hésité à rappeler que le Hamas est une organisation terroriste et que l’État d’Israël avait le droit de se protéger.
2015- En début de mandat, sous la pression de certains de ses conseillers, le Canada a voté contre les résolutions prises par l’ONU à l’encontre d’Israël. Trudeau a même accepté une motion des Conservateurs, motion qui condamnait la promotion du mouvement BDS. En fait si cela n’avait tenu qu’à Justin Trudeau, il aurait voté pour les résolutions de l’ONU. Mais ses conseillers lui ont rappelé qu’il avait promis à la communauté juive de poursuivre dans la même veine que Stephen Harper.

Or ce soutien à Israël, dicté par l’intérêt, s’effondra rapidement, et Trudeau ne tarda pas à emprunter une tout autre voie, Et pour la communauté juive qui avait cru en lui, une déception n’attendra pas l’autre.

1. 2016 Première déception : il se pose en défenseur du Droit international, une promesse faite pendant la campagne. Lui seul savait pourquoi il avait lancé cette promesse : pour attaquer l’État juif, le seul pays qui, à ses yeux, viole le Droit international !

Ainsi, le7 mars 2016, le PM du Canada, Justin Trudeau, a commencé par réitérer son soi-disant soutien à l’État juif pour mieux l’attaquer et dénoncer les « colonies illégales » :« (…) en premier lieu nous reconnaissons qu’Israël est un ami, un allié […] Mais (…) en même temps, nous n’hésiterons pas à parler des mesures improductives, comme la poursuite des colonies illégales de peuplement ». Et il a trouvé le moyen de justifier sa condamnation en déclarant que c’est là « l’approche traditionnelle du Canada ».
En d’autres termes, il accuse Israël de violer le Droit international.

On constate que, même s’il ne soutient pas officiellement le BDS, notre PM vise le même but que les défenseurs du boycott, à savoir obtenir d’Israël qu’il restitue aux « pauvres Palestiniens » les « colonies illégales », donc les territoires qu’il leur a « volés ». Le mythe « Israël, voleur de terres » a la vie dure !
Si notre PM se cultivait un peu et approfondissait ses connaissances sur Israël, il saurait que du point de vue historique ces terres ont toujours été juives et que ce sont les Arabes qui les ont volées aux Juifs. Sans doute ignore-t-il que la Cisjordanie figure sous le nom de Judée-Samarie dans les articles écrits par des historiens, que Jérusalem fut la capitale du Roi David, etc.

Il est presque regrettable que Ben Gourion ait choisi de baptiser l’État juif de son nom ancestral au lieu de conserver celui de Palestine, les Arabes auraient alors eu bien du mal à faire valoir des droits sur ces terres.

2. 2017 Deuxième déceptionTrudeau et la Shoah :Quel chef d’État, sinon Justin Trudeau aurait osé, le jour de la commémoration de l’Holocauste, évoquer la Shoah sans prononcer une seule fois le mot »Juif »?

Dans un discours très bref, il s’est contenté de dire:« En ce jour, nous rendons hommage à la mémoire des millions de victimes assassinées durant l’Holocauste. Nous honorons ceux qui ont survécu aux atrocités du régime nazi, et nous écoutons leurs histoires courageuses de persévérance et d’espérance. L’Holocauste, a-t-il ajouté, est le rappel brutal des dangers et des risques à laisser sans conteste, se répandre la haine, les préjugés, la discrimination. Il nous rappelle aussi que le silence ne doit jamais être une option quand l’humanité est menacée ».

La communauté juive a été extrêmement surprise. On le serait à moins! Mais que ne pardonnerait-on pas au charismatique PM. Rapidement, une organisation juive dont on ne nous a pas dévoilé le nom s’est portée à son secours et a tenté de le blanchir en annonçant que l’omission des Juifs dans le communiqué du Premier ministre n’était pas un choix délibéré, c’était simplement « involontaire ».Et le quotidien Toronto Sun d’ajouter que notre PM avait lu « un brouillon que l’on a publié par erreur ».

Difficilement crédible ! Mais admettons que ce fut le cas. Nul n’ignore qu’un PM n’a pas droit à l’erreur et, que s’il commet une bévue, il a « l’obligation de s’expliquer ». Mais Justin ne présentera pas d’excuses à la communauté juive, et ne s’expliquera même pas. Il laissera à d’autres le soind’expliquer son erreur.

– Octobre 2017Troisième déception : Justin récidive ! Lorsde l’inauguration du Mémorial national de l’Holocauste,il a soulevé l’ire des Juifs canadiens en omettant le mot « JUIF » sur la plaque commémorative.Depuis, la plaque a été remplacée. Aucune mauvaise intention derrière tout cela? Ce n’était, parait-il « qu’un oubli! » Qu’on nous permette d’en douter surtout quand on sait que ce serait au nom de l’inclusion que la ministre du patrimoine, Mélanie Joly, a ignoré les 6 millions de juifs.

– Mai 2018 Quatrième déceptionTrudeau et l’organisation terroriste le HamasPour prendre la mesure du changement qui s’est opéré en lui, il suffit de faire un parallèle entre 2 discours :juillet 2014,Justin Trudeau, chef du parti libéral vs mai 2018, J. Trudeau, PM du Canada.

Juillet 2014 : À propos de la situation à Gaza, Trudeau avait déclaré : «Le Parti libéral du Canada condamne fermement le rejet par le Hamas de la proposition égyptienne de cessez-le-feu, ainsi que les tirs incessants de roquettes contre des civils.Il conviendrait de féliciter Israël pour avoir accepté la proposition de cessez-le-feu et pour avoir démontré son attachement à la paix. (…) Le Hamas est une organisation terroriste qui doit cesser immédiatement ses attaques à la roquette. »
Avec une telle déclaration, il le savait, les voix de la communauté juive lui étaient acquises.

Mai 2018Une déception de taille attendait la communauté juive. Ayant appris qu’un citoyen canadien, le Dr Tarek Loubani, avait essuyé les tirs israéliens et avait été blessé pour s’être approché trop près de la frontière, Trudeau s’est empressé de prendre position contre Israël. Il s’est lancé dans une longue déclaration, un discours destiné à exonérer le Hamas et à condamner Israël. « L’emploi présumé d’une force excessive et de munitions réelles est inexcusable, avait-il dit. Il est impératif d’éclaircir les faits concernant la situation à Gaza. Le Canada réclame qu’une enquête indépendante soit réalisée immédiatement afin d’évaluer la situation sur le terrain, notamment la violence, l’incitation à la violence, et l’emploi de force excessive ».Et il avait ajouté :« Le Canada est prêt à contribuer à cette enquête. Nous travaillerons de près avec nos partenaires internationaux et au sein d’organismes internationaux afin de répondre à cette grave situation. »

Comme on peut le constater, en 4 ans, il a opéré un virage à 180 degrés dans sa vision du conflit. Comme nous sommes loin du Trudeau candidat aux élections qui caressait la communauté juive dans le sens du poil !

En 2018, pas un mot sur le Hamas bien que celui-ci ait admis que la plupart des victimes étaient ses propres hommes, ni sur l’envoi d’enfants à la frontière, ni sur les cerfs-volants destinés à allumer des incendies en terre israélienne, ni sur les tirs de roquettes sur les villes du Sud.

Israël et les communautés juives de la diaspora ont été ébranlées par sa déclaration. Andrew Scheer, chef du Parti conservateur, a bien conseillé au PM de présenter des excuses à la communauté juive et de condamner le Hamas. Rien n’y fit. Il a fallu une semaine de tractations avant que la communauté juive n’obtienne du PM qu’il condamne du bout des lèvres l’organisation terroriste.

Pourquoi ce long silence?Doit-on en conclure que notre PM trouve normal que des terroristes veuillent entrer en Israël?Il faut dire qu’aujourd’hui, influencé par son frère et plus proche conseiller, Sacha, mais aussi par la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland dont le grand-père, Michael Chomiak, était rédacteur en chef d’un journal nazi en Pologne, Justin Trudeau a adopté une vision du conflit qui est celle de tous les antisionistes : les terroristes sont devenus « des résistants » qui luttent pour récupérer leurs terres, et c’est Israël qu’il faut condamner. Alors, aux yeux de notre PM, le recours à une force qu’il a jugée « excessive » a eu pour effet de blesser, voire de tuer des innocents. Et il en est scandalisé au point de vouloir « contribuer à cette enquête internationale ».

Un rappel du droit international à Justin Trudeau : Il serait sans doute bon de rappeler au PM quelques notions du Droit international, lui qui se vante de vouloir le faire respecter.

– Premièrement,l’inviolabilité des frontières est reconnue unanimement et constitue le fondement du Droit International Public. « L’inviolabilité vise à interdire le franchissement par un État recourant à l’emploi de la force de la frontière d’un autre État en vue de porter atteinte à sa souveraineté ». Trudeau le sait-il? Mais il vous répondra (1) que le Hamas n’est pas un État et (2) que le Droit international limite le recours à la force et exige « une agression armée » comme condition au droit à la légitime défense. Par conséquent, comme Trudeau juge que le Hamas recourt à des « manifestations pacifiques » pour « défendre ses droits », il considère que l’État juif, en recourant à la force, viole le Droit international.

(1) le Hamas est certes une entité non-étatique, mais au même titre que Al-Qaida, il est une organisation terroriste qui menace la sécurité d’Israël. D’ailleurs son but, de l’aveu même de l’organisation terroriste, était de faire tomber la frontière, d’entrer en Israël et d’égorger les Juifs. Difficile de prétendre qu’il s’agit de « manifestations pacifiques »face à des « actes de violence de nature à provoquer la mort ou à causer des dommages corporels graves, un élément intentionnel qui consiste à créer la terreur dans le public ».

(2) Le Droit international présente une lacune : il n’a pas envisagé le cas des agressions menées par des terroristes. Or si les États-Unis, au lendemain du 11 septembre ont justifié l’attaque de l’Irak comme un droit à la légitime défense préventive, pourquoi ce droit ne s’appliquerait-il pas à l’État juif ?*

– Deuxièmement, la « responsabilité de protéger » les personnes vivant à l’intérieur de ses frontières incombe à l’État ; s’il ne le fait pas, il sera accusé de non-respect de ses obligations. En tant que chef d’État, a fortiori du Canada, Trudeau ne peut ignorer « la responsabilité de protéger », et ce d’autant plus que l’expression « responsabilité de protéger » a été énoncée pour la première fois dans le rapport de la Commission internationale de l’intervention et de la souveraineté (ICISS), instituée par le Gouvernement canadien en décembre 2001. Qui plus est, le principe de la « responsabilité de protéger »laisse entendre qu’un État peut déclencher un conflit au nom dela défense des populations civiles.*
Alors, comment le PM peut-il blanchir une organisation terroriste internationale qui cible des civils, et condamner un pays, en l’occurrence l’État d’Israël, qui a à cœur de protéger ses frontières et ses citoyens?

*Le recours à la force, dans le droit international, source Thierry GARCIA, « Recours à la force et droit international », paru dans PIE, Perspectives, Variations, Recours à la force et droit international, mis en ligne le 21 juillet 2005, URL : http://revel.unice.fr/pie/index.html?id=46.

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