Le choix de Justin

Dernière mise à jour jeudi, 4 mai 2017 09:38 Ecrit par Nathalie Elgrably-Lévy jeudi, 4 mai 2017 09:38


Justin Trudeau veut légaliser le cannabis. Le corps médical et plusieurs acteurs de la société civile s’y opposent farouchement, mais rien ne semble freiner le premier ministre. Il entend bien réaliser cette promesse.
Que le premier ministre souhaite libéraliser certaines activités est tout à son honneur. Mais de toutes les sphères de l’économie dans lesquelles il aurait pu introduire plus de liberté, pourquoi a-t-il donc jeté son dévolu sur celle du cannabis?

Plusieurs mesures
Ottawa affirme vouloir favoriser l’innovation et la productivité, et dynamiser le marché du travail et l’économie dans son ensemble. Dans cette optique, plusieurs mesures dont l’efficacité n’est plus à démontrer, auraient pu être envisagées. Par exemple, M. Trudeau aurait pu miser sur l’allègement du lourd fardeau règlementaire et administratif afin de rallumer l’étincelle entrepreneuriale. Il aurait pu réduire le nombre de permis, de certificats, de licences, de vignettes et d’autorisations nécessaires pour démarrer et opérer une entreprise; il aurait pu assouplir les normes de production, les normes du travail, les lois sur la concurrence, sur les heures d’ouverture, sur les compagnies, etc… . Il aurait pu simplifier les formulaires et les procédures afin d’accélérer les démarches administratives exigées des entrepreneurs. Il aurait pu alléger le fardeau fiscal, réduire la taxe sur les primes d’assurances, les tarifs douaniers ou le taux de cotisation à l’assurance emploi.
Plusieurs domaines
Bref, les domaines dans lesquels des assouplissements auraient été non seulement possibles, mais fortement souhaités sont nombreux. Les envisager est d’autant plus nécessaire que le président Trump a déjà débuté sa réforme du système règlementaire.
Mais Justin Trudeau a choisi le cannabis. Est-ce en raison des taxes qu’il espère percevoir? Ou serait-ce une façon pour lui de pouvoir fumer du pot en toute légalité? Chose certaine, ce n’est pas en encourageant la population à diminuer ses facultés cognitives qu’Ottawa favorisera l’innovation, la productivité et la croissance économique!

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