La Gauche, un danger pour la survie d’Israël (part 2)

Dernière mise à jour dimanche, 30 janvier 2011 11:56 Ecrit par Dora Marrache dimanche, 30 janvier 2011 11:47

Dans la première partie de ma chronique, j’ai présenté un relevé non exhaustif de personnalités juives qui se disent antisionistes et qui représentent un danger pour la survie d’Israël. lire ici

Bien qu’ils ne constituent toujours qu’une minorité au sein du peuple juif, ils sont nombreux ces Juifs anti-Juifs, ils font de plus en plus d’adeptes qui, comme eux, condamnent le patriotisme juif, mais louent le nationalisme palestinien. Ils insistent sur leur refus du sionisme qui consiste selon eux à brimer les droits d’un peuple et à occuper leur territoire, et ils s’érigent en Ministère public. Ils se regroupent en organisations qui militent contre Israël et remettent en question jusqu’à son droit à l’existence. Ils se donnent des noms ronflants :
– La Paix maintenant
– REJP (Réseau juif européen pour une paix juste), un réseau qui voudrait voir la communauté internationale enjoindre Israël de quitter « les territoires occupés »
– JCall, pendant de JStreet
– MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)
– UJFP (Union juive française pour la paix).
Cette dernière, fondée en 1994, est une organisation juive laïque, ouvertement antisioniste comme en témoigne sa charte
Nous nous engageons à : Nous opposer au sionisme et à l’État d’Israël
Nous nous engageons à : Rejeter l’héritage colonial et l’expansion colonialiste en cours.
Nous nous engageons à: Nous opposer aux organisations sionistes.
Nous nous engageons à : Être solidaires et à travailler pour l’apaisement et la justice.

Pour avoir une idée de l’importance du soutien qu’ils accordent aux Palestiniens, il suffit de rappeler que leurs membres ont refusé non seulement de signer JCall, mais même de le soutenir sous prétexte que « Les Palestiniens sont les grands absents de ce texte. Gaza n’y existe pas, le droit des réfugiés n’y existe pas, le droit de tous les habitants d’Israël à une citoyenneté complète n’y existe pas. Pire, le texte estime que la décision finale n’appartient qu’aux Israéliens, ne donnant aucune voix au chapitre aux palestiniens ».

Aux USA, JStreet se présente comme un nouveau lobby pro-israélien et favorable à la paix, alors que ses attaques contre le gouvernement israélien sont d’une telle violence que les Palestiniens eux-mêmes n’en reviennent pas. Ils vont même jusqu’à suggérer que la vie serait plus facile pour les Juifs si l’État d’Israël n’existait pas .

Une organisation israélienne d’extrême gauche, basée aux USA, l’organisation « Goush Shalom » mène la vie dure aux groupes juifs pro-israéliens . Ses membres sont allés jusqu’à demander que les dons versés aux localités de Judée Samarie ne soient pas déductibles d’impôts comme le sont tous les dons !

En Israël, de nombreuses associations se disent pour la paix : Shalom Arshav, Machsom Watch, Women in Black, Bat Shalom. Financées, semble-t-il par des groupes arabes et des États européens, à coups de millions d’euros, elles incitent, entre autres, les jeunes Israéliens à ne pas s’engager dans l’armée.

Même en Australie sont nées des organisations juives anti-juives
« Les Voix juives indépendantes d’Australie » qui fustigent Israël.

Toutes ces associations blâment Israël pour tous les maux au Moyen-Orient, quand ce n’est pas pour tous les maux de la planète. Elles condamnent, dénigrent et diabolisent Israël sans retenue aucune tout en gardant le silence sur les actions du Hamas. À croire qu’elles les approuvent ! Elles sont à l’origine des campagnes de boycott d’Israël, boycott qu’elles jugent nécessaire parce que vital pour les Palestiniens. Mais elles ne préconisent nullement ce moyen pour contraindre la Chine à respecter les droits de l’homme et à libérer les prisonniers politiques qui croupissent dans ses prisons. L’UJFP publiait en juillet 2009 un communiqué pour justifier le boycott : « Parce que tous les autres moyens d’action, si utiles soient-ils (condamnations verbales, interventions auprès des élus et des gouvernements, témoignages, pétitions…) ne suffisent pas à faire plier l’Etat d’Israël, nos deux associations, l’Union Juive Française pour la Paix et le Réseau International Juif Antisioniste appellent à participer activement à la

CAMPAGNE INTERNATIONALE B.D.S.
Boycott Désinvestissement Sanctions
jusqu’à la fin de l’occupation et jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international »

Quelle occupation ? Pourquoi tous ces Juifs feignent-ils d’ignorer que, dans leur Charte, par « territoires occupés » les Palestiniens entendent la totalité de l’État d’Israël ? Pourquoi ces Juifs sont-ils incapables de faire une analyse objective du conflit et des forces en présence ?

Les nouveaux « collabos » et leurs motivations

Avec ces intellectuels juifs de gauche, les ennemis d’Israël ont trouvé une arme redoutable dans la guerre qu’ils livrent à ce pays. S’ils s’interrogeaient sur des arguments solides pour justifier leur haine et leurs attaques médiatiques, la Gauche juive leur a fourni des munitions inespérées. Quoi en effet de plus convaincant que les propos tenus par des Juifs et, qui plus est, par des Juifs israéliens ? Si ces derniers condamnent ouvertement le sionisme, défendent le boycott et remettent en question le droit d’Israël à l’existence, alors pourquoi les non Juifs, qu’ils soient, Chrétiens ou Musulmans, n’en feraient-ils pas autant ?
Ainsi, le journal Le Devoir, à Montréal, titrait le 10 mai 2010 « Des Juifs rompent le silence – La politique d’Israël est remise en question »

Ces Juifs en font même beaucoup plus que les ennemis d’Israël, ils en rajoutent , donc ils mentent. Comme disait Camus « Mentir, ce n’est pas seulement dire ce qui n’est pas. C’est aussi, c’est surtout dire plus que ce qui est ». Israël est ainsi mis continuellement au banc des accusés et c’est « une sentence insupportable, disait Camus, d’être éternellement accusé ». Capables d’expliquer l’inexplicable, de justifier le terrorisme, ces accusateurs semblent oublier qu’ils sont en fait responsables d’un nombre incalculable de crimes et d’attentats. Leur présence au sein de la communauté juive est, par conséquent, extrêmement nuisible. Ils considèrent qu’Israël met en danger la sécurité des Juifs dans le monde, alors qu’eux mettent en danger la survie de leur nation.

Pourquoi ce comportement ? Pourquoi choisissent-ils d’être des « collabos » ? Difficile de répondre à cette question. D’ailleurs, le savent-ils eux-mêmes ?

Ils vous diront qu’ils sont restés fidèles à des valeurs humanistes, qu’ils sont compatissants, universalistes, déterminés à lutter contre l’injustice,
et pour le respect des Droits de l’homme.

Comment accorder foi à leurs paroles ? S’ils disaient vrai, s’ils luttaient au nom de la justice, ils se seraient apitoyés sur le sort des victimes du terrorisme algérien et sur celui des victimes de toutes ces guerres qui déchirent le monde, que ce soit en Bosnie, en Afghanistan ou en Tchétchénie où elles se comptaient par centaines de milliers. Or, de toutes les victimes de confession musulmane, seules celles qui sont palestiniennes intéressent ces associations comme en témoignent leurs Chartes. Ainsi, dans celle de l’UFJP qui porte le nom de « Charte du réseau international juif antisioniste », les membres déclarent : « Nous formons un réseau international de Juifs et de Juives qui s’engagent de façon inconditionnelle en faveur de la lutte pour l’émancipation des êtres humains. Nous considérons que la libération du peuple palestinien et de sa terre forme un volet essentiel de cette émancipation. Notre engagement porte sur le démantèlement du régime d’apartheid israélien, le retour des réfugiés palestiniens et la fin de la colonisation israélienne sur la Palestine historique ».

Alors comment ne pas en déduire que l’intérêt que portent ces organisations aux Palestiniens est dicté par leur haine pour Israël ? À moins que la vie d’un Palestinien n’ait plus de valeur à leurs yeux que celle d’un Bosniaque ou d’un Algérien ?

En admettant qu’ils aient choisi de s’engager uniquement dans le conflit israélo-palestinien, il reste que, s’ils étaient épris de justice, ils ne défendraient pas des gens qui préconisent dans leur Charte l’anéantissement de l’État d’Israël, ils ne défendraient pas des terroristes qui se servent de civils comme boucliers humains et qui, ce faisant, portent la responsabilité de milliers de morts.

Ils réclament le droit au retour des Palestiniens, soit ! Mais alors, dans le même ordre d’idées, ils devraient réclamer le droit au retour de tous les Juifs chassés des pays arabes et la restitution de tous leurs biens. Et s’ils étaient compatissants, ils ne resteraient pas indifférents face au sort des habitants de Sdérot et d’Aschkelon. Or, jamais aucun de ces intellectuels ne s’est ému de la mort des civils israéliens.

En fait, beaucoup parmi ces Juifs antisionistes sont des « Juifs honteux », mais pas dans le sens où on l’entendait en Europe. La haine de soi et de ses origines suppose qu’on fait tout pour cacher sa judéité, qu’on va même jusqu’à changer de nom. Jean Daniel était l’exemple même du « Juif honteux », allant jusqu’à signer ses articles d’un nom d’emprunt et, dans L’ère des ruptures, il explique: « Je fus souvent tenté de préférer l’erreur qui rapproche à la vérité qui sépare ». Les communistes juifs faisaient tout pour éluder leur appartenance au judaïsme, ils détestaient qu’on leur rappelât qu’ils étaient juifs et communistes.

Ce n’est pas le cas de ces Juifs qui revendiquent haut et fort leur judéité, principalement dans le cadre de leur lutte pour la défense du peuple palestinien. Ces Juifs ont compris que, quoi qu’ils fassent pour cacher leur appartenance à la religion juive, ils resteront des Juifs aux yeux des non Juifs. Alors, contrairement à ceux qui les ont précédés, Ils ne cachent plus leur identité, ils vont parfois rappeler qu’ils ont perdu un des leurs dans un camp de concentration, ou encore qu’ils avaient un grand-père ou un arrière-grand-père qui était rabbin, ou encore qu’ils sont nés en Israël. Je dirais même qu’ils revendiquent leur judéité, un peu comme si elle donnait plus de crédibilité aux accusations qu’ils portent contre Israël. Et c’est vrai qu’ils valident ainsi tous les propos antisémites.

Source : Radio Shalom Montréal


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