Juifs de tout les pays, unissez-vous ! (Part1)

Dernière mise à jour Dimanche, 18 décembre 2011 07:16 Ecrit par Dora Marrache Dimanche, 18 décembre 2011 07:04

« Ce qui m’effraie ce n’est pas l’oppression des méchants, c’est l’indifférence des bons. » Martin Luther King

Il est un constat – aussi déplaisant soit-il- qui s’impose à nous jour après jour : les Arabes ont gagné, ils ont gagné la guerre médiatique et les retombées sont non-négligeables. En gagnant la guerre médiatique, ils ont
- falsifié l’histoire du peuple juif ;
- gagné la sympathie des medias et des peuples et, partant, celle de leurs dirigeants ;
- multiplié les victoires diplomatiques, la dernière en date étant leur admission à l’UNESCO qui leur permettra, entre autres, de poursuivre leur érosion de l’histoire juive ;
- obtenu que leur soit versée une aide financière ;
- tout mis en œuvre pour imposer leurs valeurs et bientôt leurs lois.

Nous ne déplorerions pas cette situation si ces gains ne s’accompagnaient pas de pertes considérables pour Israël :

- on assiste à véritable lynchage d’Israël par les medias, un lynchage qui existe bel et bien. Voici d’ailleurs ce qu’en dit Marianne- un journal très critique d’Israël – dans un article daté du 1er juin 2010 intitulé « Contre la diabolisation d’Israël » :

« Aucun Etat n’est traité par les médias mondiaux comme l’est l’État d’Israël. Le plus ridicule est de lire çà et là que la presse et les médias seraient à la solde d’Israël et contrôlés par les Juifs. Si cela devait être le cas, autant dire qu’ils seraient particulièrement mal payés de retour ».

- l’image positive d’Israël qui prédominait autrefois est remplacée par une image qui diabolise ce petit État ;
- le terme « sioniste » s’est chargé d’une connotation négative. Être sioniste apparaît comme une position démodée, rétrograde, à l’inverse de l’ « antisionisme » qui est synonyme d’humanisme.
Il s’en est donc suivi une renaissance de l’antisémitisme.
- Et surtout, ce qu’il faut déplorer par-dessus tout, c’est la remise en question de l’histoire du peuple juif et de la légitimité de l’État d’Israël.

Devant cet état de fait, je me dis qu’Israël se doit de réagir. Pas seulement l’État d’Israël, mais tous les Juifs, aussi bien les Israéliens que ceux de la Diaspora. Pouvons-nous tolérer encore longtemps qu’Israël soit délégitimé, que Tsahal, dont le Code d’éthique n’a pas son pareil dans le monde, passe pour une armée de soldats sanguinaires et qu’on traite les Israéliens de voleurs,
d’oppresseurs, de colons, etc. ?

Choisir de se taire, c’est faire le choix du désengagement. Que nous ne puissions nous engager dans tous les conflits qui déchirent le monde, cela va de soi. En revanche, il en est qui exige de nous que nous exercions notre liberté en nous engageant, c’est le conflit israélo-palestinien car ce conflit, quoi qu’on en dise, ne se limite pas au Moyen-Orient, et les acteurs n’en sont pas seulement les Israéliens et les Palestiniens.

La politique « le chien aboie, la caravane passe » n’est plus de mise, n’en déplaise à ceux qui prônent encore l’indifférence ou la résignation, donc la pire des attitudes. On ne peut pas ignorer ce qui s’écrit et ce qui se dit à propos d’Israël : c’est parce que nous avions choisi l’indifférence qu’Israël est aujourd’hui diabolisée et délégitimée.

Notre destin est lié à Israël, quoi que nous fassions, même si nous nous revendiquons comme juif athée. Car quoi qu’en disent tous les détracteurs d’Israël, judaïsme et sionisme sont inextricablement liés.

Par conséquent, nous devons nous « indigner » nous aussi, et ce d’autant plus que les motifs d’indignation ne manquent pas.
Nous devons nous indigner

1. face au parti pris des medias contre Israël, aux calomnies incessantes qu’ils déversent quotidiennement. Rappelons que l’AFP a plus d’envoyés en Israël que sur l’ensemble du continent africain. Quand on connaît la position de l’AFP vis-à-vis d’Israël, n’y a-t-il pas là une preuve de son acharnement contre le peuple juif ? On trouve systématiquement des justifications, des prétextes au terrorisme palestinien, et on lance des appels au meurtre contre les Juifs en présentant les Palestiniens comme les victimes innocentes de la barbarie israélienne. Et nous devrions nous taire ! Nous taire, c’est acquiescer, c’est condamner Israël, c’est donner raison aux antisémites, c’est contribuer nous-mêmes à exacerber le sentiment antisémite.

2. devant les mensonges que les Palestiniens font « gober » aux populations et aux medias.

3. devant les réactions des populations (actes d’antisémitisme, appel au boycott, manifestations anti-israéliennes, etc.), et devant celles de leurs gouvernements.

Il faut tout mettre en œuvre pour revenir à ce temps où l’Occident n’avait qu’admiration et respect pour l’État d’Israël, il faut aider Israël à reconquérir l’opinion internationale.

Pour y arriver, il faut se demander comment les Palestiniens ont réussi à obtenir des medias qu’ils se plient à leur desiderata.
Par le mensonge, ce n’est un secret pour personne. Alors, à nous de rétablir les faits, de combattre pour que triomphe la vérité. Ne comptons pas sur les autres pour le faire, gardons à l’esprit ce que disait Hillel : « Si je ne suis pour moi, qui le sera ? Mais quand je suis pour moi, que suis-je ? Et si ce n’est maintenant, quand le ferais je ? »

Mais avant de nous lancer dans ce combat pour que triomphe la vérité, avant d’adresser au monde extérieur notre message, nous devons nous souvenir que pour être aimé des autres, il faut commencer par s’aimer soi-même. Comme chez nous, hélas, nombreux sont les Juifs qui contribuent à donner une image dégradante d’Israël, le travail à faire doit donc commencer à l’intérieur même du pays. Quand bien même certains travailleraient à forcer le respect pour cet État, d’autres – qui ont hélas les faveurs des medias – élèvent leurs voix pour l’anéantir.

Faute de pouvoir obtenir d’eux qu’ils défendent des vérités qu’ils connaissent certes, mais qu’ils rejettent, à commencer par l’histoire de l’État d’Israël, il faut donc soit les obliger à se taire – ce qui est impossible dans une démocratie, mais c’est ce à quoi va se résigner le gouvernement israélien- soit mener des campagnes contre eux en faisant en sorte que nos voix étouffent les leurs.

ÉTAT JUIF ?

Qui eût cru que tout juste 3 ans après la Deuxième Guerre mondiale, on proclamerait la naissance de l’État juif ?
Et qui eût dit qu’un jour se poserait de façon aiguë l’identité de l’État d’Israël et que chacun irait de ses suggestions, les non-Juifs cherchant par tous les moyens une appellation qui soit neutre, qui ne fasse pas référence à l’identité juive de l’État d’Israël, en tout cas à la religion juive ?

Certainement pas les premiers sionistes pour qui l’identité de l’État d’Israël était évidente et ne pouvait poser problème : Israël = État juif. Théodore Herzl avait écrit un ouvrage qui avait été traduit en anglais sous le titre « The Jewish State » donc « L’État juif », alors que certains l’ont traduit en français par « L’État des Juifs ». Herzl, comme les Pères fondateurs, voulaient d’un État dont l’identité serait juive.

Il faut, par conséquent, qu’Israël soit reconnu non pas comme un « État pour les Juifs », mais bien comme l’« État Juif ». Aucun compromis !

Ce sont les élites intellectuelles israéliennes qui veulent falsifier l’Histoire et laisser entendre que l’État d’Israël ne s’est pas bâti sur sa propre terre. Avec eux, ô comme nous sommes loin des discours des Pères fondateurs d’Israël !

Le discours sioniste

Qu’est-il devenu ce discours, celui de David Ben Gourion, de Golda Meir ? Il faut le ressusciter, le reconstruire et insister sur les vraies valeurs du judaïsme. Sinon les post-sionistes (les self-hating jews) le feront disparaître, sinon il en sera fini de l’État juif.

Être juif, c’est être sioniste, c’est-à-dire pour une souveraineté sur sa terre, et ce pour que le Juif ne soit plus tributaire des politiques du pays où il vit, pour qu’il ne soit plus victime de pogroms et autres malheurs, pour qu’il ne soit plus le bouc émissaire des nations. Il n’y a rien de déshonorant à être sioniste, bien au contraire.

Certains vous diront que le sionisme implique le renoncement aux valeurs universalistes – ce qui est totalement erroné- disons plutôt, pour plagier Sartre, que « le sionisme est un humanisme ». Et quand bien même ce serait le cas- je réponds : « Eh, bien, soit ! Je préfère renoncer aux valeurs universalistes plutôt que de devoir renoncer à Israël ! »

Il faut affirmer la vraie définition du sionisme, lutter contre les connotations péjoratives dont on veut charger ce mot. Et pour redonner au sionisme son vrai sens, il faudrait en priorité revoir les programmes d’histoire, redonner aux Juifs le sentiment de leur appartenance à un État et à un peuple dont, non seulement ils n’ont pas à rougir, mais dont ils peuvent et doivent être fiers.

Il faut pour cela réintroduire l’histoire juive, une histoire fascinante, unique, singulière due à l’origine des Juifs. Il faut lui donner une large place en dépit des protestations de la Gauche, sinon demain les enfants israéliens risquent eux aussi d’adopter les positions de la Gauche – encore que ce soit déjà en marche- et affirmer, avec ces « self hating jews », qu’Israël est un État d’Apartheid, un État nazi, un État colonialiste… Ils rejetteront leur identité, ils en auront honte comme en ont honte les anciens élèves des professeurs Jacob Talmon ou encore Zeev Sterhelle de l’Université hébraïque.

Il faut revenir aux valeurs que prônaient les Pères fondateurs d’Israël et si, pour y arriver, il faut se battre, et bien je réponds : battons-nous ! Aux parents israéliens d’exiger que soit remise à l’honneur l’histoire juive ; aux institutions scolaires de rappeler les sacrifices des Pères fondateurs ; aux medias de parler des valeurs du judaïsme.

« Not in my name »

Israël est déchiré entre les Juifs qui veulent effacer le sionisme tel qu’il était à ses débuts et ceux qui sont pour la préservation des valeurs.
Comme si les voix des non-Juifs qui s’élèvent pour condamner Israël ne suffisaient pas, viennent s’ajouter celles des Juifs de Gauche qui se définissent comme post-sionistes. Ils font, avec les ennemis d’Israël, le procès de leur propre pays et leurs discours critiques à l’égard d’Israël sont d’une violence qui surpasse largement celle des ennemis d’Israël. Ils en font même beaucoup plus que les ennemis d’Israël, ils en rajoutent, donc ils mentent : « Mentir, disait Camus, ce n’est pas seulement dire ce qui n’est pas, c’est aussi, c’est surtout dire plus que ce qui est ».
Cette haine de soi ne se rencontrerait-elle que chez le peuple juif ? Il semblerait bien que ce soit le cas. Force est de constater qu’on ne rencontre pas ce phénomène ailleurs. Elle a d’ailleurs toujours existé (Marx, Spinoza). Les Juifs allemands auraient donné beaucoup pour passer pour des non-Juifs.
Mais contrairement à ceux qui les ont précédés, ces Juifs post-sionistes ne cachent plus leur identité; ils vont parfois jusqu’à rappeler qu’ils ont perdu un des leurs dans un camp de concentration, ou encore qu’ils avaient un grand-père (ou un arrière-grand-père) qui était rabbin, ou encore qu’ils sont nés en Israël.
Ces Juifs veulent passer pour les vrais Juifs, respectueux des valeurs juives, et ils considèrent ceux qui soutiennent Israël comme des mécréants. Ils se veulent citoyens du monde, se disent universalistes, ce qui laisse entendre que les autres Juifs, autrement dit la majorité, sont des communautaristes avec tout ce que cela comporte comme épithètes péjoratives (raciste, colonialistes, intégristes, etc.).

Ils vous parleront de la « fraternité judéo-arabe » alors qu’ils ne font que servir d’outils à la cause palestinienne, et que certains parmi eux ont été massacrés par ceux-là même qu’ils défendaient.

Leur éthique, qu’ils qualifieront d’éthique juive, consiste à prendre le parti des Palestiniens et à présenter Israël comme le bourreau. D’ailleurs, dans Le Figaro du 29 février 2008, on pouvait lire : « Ils (les écrivains israéliens) sont les meilleurs avocats au service de la création d’un État palestinien en Israël ».

« Not in my name » était le nom d’une association juive, née aux États- Unis, qui précisait qu’elle était prête à accueillir en son sein des non-Juifs, disons tous les ennemis d’Israël. Elle refusait à l’État d’Israël le droit de parler au nom des Juifs sous prétexte que le pays n’est pas conforme aux « valeurs et aux croyances juives ». En revanche, elle avait le front de s’octroyer ce droit ! D’autres associations du même type sont nées (Une autre voix juive, Beth Selem, Shalom Arshav, etc.), puis les voix d’intellectuels israéliens se sont ajoutées.

Comme je l’écrivais dans une de mes chroniques, avec ces intellectuels juifs de gauche, les ennemis d’Israël ont trouvé une arme redoutable dans la guerre qu’ils livrent à ce pays. S’ils cherchaient des arguments solides pour justifier leur haine et leurs attaques médiatiques, la Gauche juive leur a fourni des munitions inespérées. En revendiquant leur judéité, ils savent qu’ils donnent ainsi plus de crédibilité aux accusations qu’ils portent contre Israël. Quoi de plus convaincant, en effet, que les propos tenus par des Juifs et, qui plus est, par des Juifs israéliens ? Si ces derniers condamnent ouvertement le sionisme, défendent le boycott et remettent en question le droit d’Israël à l’existence, alors, pourquoi les non-Juifs, qu’ils soient Chrétiens ou Musulmans, n’en feraient-ils pas autant ?

En réalité, ce sont des manipulateurs qui se valorisent aux yeux des non-Juifs en dévalorisant les autres Juifs, les Juifs qu’on appelle les Juifs sionistes, alors que par définition tout Juif devrait se réclamer de ce qualificatif.

Comme ils sont en quête de reconnaissance et que le conflit israélo-palestinien est au coeur de toutes les discussions de tous les pays, il en ont fait leur sujet de prédilection. Qui sont donc ces Juifs que la critique encense ? Ils s’appellent Amos Oz, David Grossman, Schlomo Sand, Israël Finkelstein, Avraham Burg …

Ces Juifs veulent dicter au gouvernement israélien la conduite à adopter. Non seulement “Shalom Arshav” affirme que Jérusalem n’est pas la capitale d’Israël, mais elle réfute aux Juifs israéliens le droit d’y vivre. Et pour insister sur le fait que Jérusalem, à ses yeux, n’appartient pas aux Juifs, cette organisation va jusqu’à contester l’inscription “Jérusalem, Israël” dans les passeports. Ce faisant, elle viole la loi israélienne de haute-trahison, selon le député Aryeh Eldad.
Et Shalom Arshav ose se prétendre sioniste !

S’il est une voix à laquelle nous Juifs de la Diaspora devrions interdire de parler en notre nom(Not in my name), ou au nom de la morale juive,- plus précisément de leur conception de la morale- c’est bien celle de ces Juifs honteux, de ces Juifs « malades de leur identité ».

Et nous devrions non seulement encourager et soutenir le gouvernement israélien dans sa lutte contre ces organisations dites humanitaires, mais aussi le forcer à combattre également ces intellectuels qui exercent une influence des plus néfastes sur la jeunesse israélienne.

Source : Radio Shalom Montréal



4 Commentaires

  1. Yaakov   |  Mercredi, 21 décembre 2011 à 14 h 10 min

    Deux theses contradictoires dans l article:
    These 1: « Juifs de tout les pays, unissez-vous ! »
    These 2:
    - « Il faut lui donner une large place en dépit des protestations de la Gauche »
    - « Comme si les voix des non-Juifs qui s’élèvent pour condamner Israël ne suffisaient pas, viennent s’ajouter celles des Juifs de Gauche  »
    -  » la Gauche juive leur a fourni des munitions inespérées »

    qui appellent deux questions:
    - comment appeler a l unite d action tout en vouant aux gemonies une large part du peuple Juif « la gauche juive » ?
    - pourquoi assimiler l ensemble de la gauche Juive a des groupuscules d extreme gauche bruyants mais non representatifs? N y a t il pas aussi une gauche juive, sioniste, et authentiquement pro-israelienne?

  2. Marrache Dora   |  Mercredi, 21 décembre 2011 à 16 h 41 min

    Merci, Yakoov, pour votre commentaire, mais permettez-moi de vous rappeler

    1. « Juifs de tous les pays , unissez-vous » : il est évident que cet appel ne s’adresse pas à la Gauche juive qui a, depuis longtemps, pris fait et causes pour les Palestiniens pour ne pas être en reste avec la Gauche;

    2″il faut lui donner une large place… » : je fais allusion à l’histoire juive;

    3. Quoi que vous en pensiez, la Gauche juive condamne systématiquement les actions d’israël, elle cause beaucoup de tort à Israël et elle exerce une influence considérable sur les jeunes, en particulier sur les universitaires. À mes yeux, elle constitue un danger pour la survie d’Israël.

    La Gauche israélienne est encensée par la critique et, contrairement à ce que vous dites, en dehors d’Israël, on considère qu’elle parle au nom de tous les Juifs.

    Enfin, une Gauche juive, sioniste existait, c’est à elle que l’on doit la création de l’État d’israël . Mais vous savez tout comme moi que la Gauche, depuis 67, a pris un virage et a délaissé Israël et que cette Gauche sioniste aujourd’hui ne se fait guère entendre.

  3. Yaakov   |  Mercredi, 21 décembre 2011 à 17 h 21 min

    Le parti travailliste sous la direction de Sheli Yahimovitch atteindrait dans les derniers sondages autour de 19 sieges sur 120 a la knesset et il n a rien a voir avec Shalom Akhshav and Co. Il faudrait compter aussi une partie de Kadima, sans lien avec Shalom Akhshav.

    Je comprends que vous soyez excedee par le soutien mediatique dont beneficient en occident des groupuscules d extreme gauche qui ne representent presque personne en Israel. De la a assimiler toute la gauche Juive a Shalom Akhshav…

    En fait, d apres votre article, vous ne vivez pas en Israel ; je vis a Jerusalem. Il est possible que la tentation soit grande pour la gauche Juive en Europe ou Amerique du Nord compte tenu de l environnement hostile de critiquer systematiquement Israel pour recevoir des louanges. Pour moi, la gauche Juive, ce sont les associations israeliennes qui s occupent des travailleurs emigres, des droits democratiques, des femmes battues, des familles dans le besoin et du social en general, de non-coercition religieuse – sans trop se soucier d accords politiques utopiques avec les arabes et sans rien renier des traditions juives, sionistes et israeliennes.Ce que vous appelez « gauche juive » c est une petite minorite d intellectuels carrieristes a l exterieur d Israel. Nous ne parlons pas de la meme chose.

  4. Marrache Dora   |  Mardi, 27 décembre 2011 à 16 h 00 min

    Désolée, Yaakov, de vous répondre avec du retard. Certes, je ne vis pas en Israël, je vis au Canada et je suis consciente que vous les Israéliens êtes mieux placés que quiconque pour porter des jugements sur la politique israélienne.

    Permettez-moi cependant de vosu faire remarquer que je ne suis pas seule à voir dans la Gauche israélienne un véritable danger . Un grand avocat américain en parle également.
    Je vous donne à lire l’article , le lien se trouve à la fin

    L’avocat juif américain, farouche défenseur de l’Etat d’Israël dans les forums internationaux et aux Etats-Unis, s’en est pris aux médias israéliens, qu’il accuse « de rendre de plus en plus difficile le travail des défenseurs de l’Etat juif à travers le monde en salissant sans cesse leur Etat et critiquant le gouvernement avec des termes totalement inappropriés et exagérés ». Dershovitz précise « que le débat intérieur en Israël a pris des proportions démesurées du fait de l’utilisation de termes extrêmes comme ‘fascisme’ ou ‘menaces contre la démocratie’ proférés par des journalistes, députés ou intellectuels ». L’avocat américain rappelle aux Israéliens « que le débat intérieur n’existe pas en Israël car tout ce qui se dit ou se fait dans ce petit pays intéresse le monde entier et est immédiatement amplifié et répercuté sur la scène internationale ».
    Il accuse formellement : « Aujourd’hui, ceux qui sont les plus dangereux pour Israël ne sont ni les Arabes ni l’extrême gauche internationale, ce sont les médias et intellectuels israéliens, dont les propos inconsidérés sont automatiquement pris pour argent comptant à l’étranger et stigmatisent l’Etat d’Israël de façon quasi-irréparable ».
    Dershovitz rappelle toutefois qu’il est opposé aux les différentes propositions de loi concernant la Cour Suprême et le financement des ONG par des Etats étrangers, « mais », précise-t-il, « si ces lois passent en fin de compte, la démocratie israélienne n’est aucunement en danger et Israël ne deviendra jamais un Etat fasciste » !
    Il constate avec regret « qu’Israël est aujourd’hui haï dans le monde encore plus que ne l’était l’Etat nazi, pour la seule raison qu’il est l’Etat du peuple juif ».
    Enfin, il a indiqué « que ce serait un honneur pour lui de défendre des soldats ou officiers israéliens qui seraient poursuivis devant la justice internationale pour ‘crimes de guerre’ » avant d’ironiser : « Mais qui serait habilité à juger des soldats de Tsahal ? La Grande-Bretagne, avec ses bombardements en Afghanistan ? La France, après ses raids en Libye ? La Turquie, avec le massacre des Kurdes ? Tsahal peut marcher la tête haute car c’est l’une des armées les plus morales du monde ! »

    par Shraga Blum

    http://www.israel7.com/2011/12/alan-dershovitz-denonce-les-medias-israeliens/

    Maintenant qu’il y ait des gens de Gauche qui soient irréprochables, je veux bien le croire. Seulement voilà : ceux qu’on entend sont des anti-israéliens, et c’est là le drame .

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