Israël face à un dilemme : ASSEZ, C’EST ASSEZ!

Dernière mise à jour vendredi, 27 avril 2018 07:51 Ecrit par Dora Marrache vendredi, 27 avril 2018 07:51


Quatre mots pour dire ma colère, mon exaspération quand j’entends d’une part le Hamas proclamer que la « Marche du retour » marque le début de la « libération de la Palestine, de la Méditerranée au Jourdain », et d’autre part les Européens mettre en garde Israël contre le recours à la force contre des terroristes.
La situation : Israël victime d’une agression
Même si cette épithète associée à Israël choque les « bien-pensants », il leur faut reconnaître que cette marche dite « Marche du retour » n’est ni plus ni moins qu’une agression.

En effet, Israël se trouve face à un défilé de milliers, voire de centaines de milliers de personnes, femmes et enfants en tête, non armées certes, mais dont le Hamas a clairement énoncé le but: marcher vers la frontière avec Israël pour la faire tomber et permettre aux millions de réfugiés «palestiniens » de rentrer chez eux, d’envahir l’État juif et de tuer les Juifs. Pour l’occasion, il a installé le « camp du retour » où il leur fournit le gîte (des tentes) et le couvert, et même des divertissements.

Il s’agit donc bien d’une invasion, autrement dit d’une agression, donc d’un acte interdit par le droit international. Mais, on le sait, le Hamas, tout comme l’Iran, la Syrie, le Hezbollah ou l’AP ne s’embarrassent pas du droit international, leurs violations sont légion.

Et ce d’autant plus qu’ils savent que, comme à l’accoutumée, l’agressé – en l’occurrence Israël- sera considéré comme l’agresseur et que, par conséquent, le droit international limitera ses possibilités d’action.

« Dans ces événements dramatiques,a déclaré Mahmoud Abbas, ce sont les autorités israéliennes qui sont pleinement responsables des morts », et il a demandé à l’ONU d’ouvrir une enquête sur l’usage de tirs à balles réelles.

Le cri de « l’Ange de la paix » a été entendu par la communauté internationale qui, comme toujours, prend fait et cause pour les « Palestiniens ». Certes, depuis le 30 mars, ce sont au moins 40 Palestiniens qui ont été tués et les affrontements ont fait des centaines blessés si on se fie aux chiffres avancés par l’organisation terroriste.

Quant à l’Union européenne, elle considère qu’il ne s’agit que d’une manifestation pacifique –ce qu’elle n’est nullement- et demande à Israël de ne pas recourir à la force, de ne pas user de moyens disproportionnés et de ne faire usage des tirs à balles réelles qu’en dernier ressort, car leur« utilisation injustifiée équivaut à une violation de la IVe convention de Genève ».

Et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterresa déclaré devant le Conseil de sécurité que « le risque de l’escalade est réel », qu’il faut envisager« la possibilité d’un nouveau conflit dans la Bande de Gaza ». Et il joint sa voix à celle de l’UE pour accuserIsraël d’avoir usé de façon excessive de la force. Tous réclament la tenue d’une « enquête indépendante et transparente » sur cettemanifestation « pacifique ». Pacifique! Quel beau MENSONGE!

Pourquoi l’Union européenne ne ferait-elle pas enquête sur le nombre de combattants du Hamas qui ont tenté de se rapprocher de la frontière pour la faire tomber? Mais exception faite des États-Unis qui ont condamné « les leaders et protestataires qui encouragent la violence ou envoient des manifestants – dont des enfants – vers la clôture, en sachant qu’ils risquent d’être blessés ou tués », aucun pays n’a osé condamner le Hamas.

Disons tout de même que l’Europe a proposé au Hamas de reconstruire Gaza s’il cesse ses attaques, mais celui-ci a décliné son offre : « Nous réfutons, notre peuple n’est pas mort de faim » L’UE pourrait lui rétorquer qu’une des raisons de cette marche est pourtant la fin du blocus !
Un fait est certain : le Hamas doit se réjouir d’avoir trouvé le moyen de faire taire la colère des mécontents et de l’avoir transférée sur Israël. Il a trouvé un « hobby » à ses citoyens, ce qui leur permet de reléguer à l’arrière-plan les problèmes d’ordre socio-économique.
2. Israël face à un dilemme

Dans ce conflit, une guerre qui n’en est pas une, l’État juif se trouve face à deux exigences incompatiblesqui relèvent du droit international et il ne peut satisfaire l’une sans violer l’autre.

1. Éviter le recours à la forcecar, s’il fut un temps où ce droit était licite et laissé à la discrétion du pays concerné, aujourd’hui, la Charte de l’ONU le réglemente. Elle interdit non seulement le recours à la guerre, mais aussi le recours à la force de manière générale (Section 1 : la limitation du recours à la force et Section 2 : les règles).La violation de cette règle constitue une agression et exige de son auteur réparation. Certes, nombreux sont ceux qui ne tiennent aucun compte de cette interdiction, à commencer par les États-Unis après le 11 septembre. Mais le Conseil de sécurité a justifié leur intervention : Légitime défense.

2. Protéger sa population : Israël est un État souverain, donc il lui incombe « la « responsabilité » première de protéger les personnes vivant à l’intérieur de ses frontières.(Responsabilité de protéger, Centre de Recherches pour le Développement international, Ottawa, 2001)».

« Être souverain veut dire désormais être responsable de la vie et de la sécurité des citoyens, et répondre des actes que l’on pose en tant qu’autorité étatique vis-à-vis non seulement des citoyens mais aussi de la communauté internationale. La souveraineté devient, en quelque sorte, un instrument au service des citoyens (…) ».(Responsabilité de protéger, Centre de Recherches pour le Développement international, Ottawa, 2001)».

Comme on peut le constater, Israël est face à un dilemme : Comment répondre à l’obligation de protéger son pays et ses citoyens sans violer la règle qui interdit le recours à la force? L’obligation de protéger ses citoyens, et donc ses frontières, ne constitue-t-elle pas un argument en faveur du recours à la force, autrement dit en faveur du droit à la légitime défense en cas d’agression ?
Comment sortir de ce dilemme?
1.Des négociations avec le Hamas ? Hors de question! Elles ne peuvent même pas être envisagées quand on sait que le Hamas a énoncé clairement et à maintes reprises sa mission : l’anéantissement et la disparition de l’État juif et son remplacement par un État islamique avec Jérusalem pour capitale.
L’Article 11 de sa Charte est clair à ce sujet : « Le Mouvement de la Résistance Islamique considère que la terre de Palestine est une terre islamique pour toutes les générations de musulmans jusqu’au jour de la résurrection. Il est illicite d’y renoncer en tout ou en partie, de s’en séparer en tout ou en partie »
Par conséquent, « (…) les musulmans doivent pouvoir combattre l’invasion sioniste et la vaincre » (Article 35). Et : « Le Mouvement de la Résistance Islamique se considère le fer de lance du cercle de lutte contre le sionisme mondial ».

2. Répondre à la demande du Hamas qui, somme toute, à en croire les médias, est raisonnable :En effet, sur le site de France Info, le 14 avril, on pouvait lire « Pour le troisième vendredi consécutif, des affrontements ont eu lieu à la frontière où les manifestants réclament le retour de plus de 70 000 exilés palestiniens ».C’est une distorsion de la réalité à laquelle nous sommes accoutumés!
Après tout, nous dira-t-on, de la même façon que le Juifs jouissent de ce droit, il faut l’accorder aux réfugiés de 48. Israël ne s’y serait sans doute pas opposé s’ils’était agi uniquement de ceux qui ont fui la guerre, leur nombre à l’origine de 750 000 aurait sensiblement diminué et serait devenu acceptable. Peut-être atteindrait-il au maximum les 70 000 dont parle France Info. Mais il n’en est rien !

Soyons clairs : Il n’est pas un politique, je dis bien pas un, qui ignore que « le droit au retour » qu’implorent les Palestiniens concerne non seulement les réfugiés de 48, mais tous leurs descendants, donc environ 5 à 6 millions de personnes.

Que signifie un tel nombre ? Rien de moins que LA FIN D’ISRAËL ! Et peut-être même la fin du peuple juif… En effet, en lieu et place d’Israël se dressera un État musulman, les Juifs n’auront plus de pays et repartiront en exil. Et la communauté internationale feint d’ignorer une telle vérité ! C’est cela LA VÉRITÉ, la stricte VÉRITÉ, celle que tous les politiques, tous les médias, tous les Arabes, bref toute la planète connaît, mais qu’elle veut éluder. Le journal Le Monde se refuse même à l’appeler la Marche du retour, il lui préfère La Marche du désespoir, une façon de dénier la réalité et de présenter les « Palestiniens » comme des victimes.

Comment se fait-il qu’à la lumière de ce que les Palestiniens entendent par « retour », les Européens, n’aient pas pris enfin conscience qu’une telle demande est la preuve irréfutable qu’ils ne visent pas la paix. Un constat s’impose : dans toutes les négociations, ils exigent seulement ce qu’ils savent impossible à obtenir : la division de Jérusalem et le droit au retour. Si le vainqueur veut que le vaincu le laisse vivre en paix, il doit consentir à se faire hara-kiri !
3. Se prévaloir du droit à la légitime défense : La légitime défense se définit comme suit : « C’est le droit de pouvoir préserver son intégrité lorsque l’on est victime d’une agression. En DI (Droit international), c’est la réponse qu’un État doit exercer contre un acte qui met en jeu sa souveraineté » (article 51, Chapitre 7 de la Charte des Nations-Unies).
Par conséquent, si mon voisin et ennemi se donne pour objectif d’enfoncer ma frontière, il s’agit d’un acte qui met en jeu ma souveraineté.

Certes, MAIS POUR se prévaloir du droit à la légitime défense, deux autres conditions doivent être remplies

– Première condition: « Répondre à une contrainte armée légitime qui est en cours » : il ne peut donc y avoir légitime défense en dehors d’une agression armée, une condition que ne peut invoquer Israël face à une marche présentée comme « pacifique »,épithète destinée à décourager l’ennemi de recourir à la force armée qui, de toute façon, lui est interdit.

On comprend pourquoi le Hamas aprésenté cette marche comme une manifestation de « résistance pacifique ».Il veut ainsi faire croire au monde que les « Palestiniens » embrassent la paix, qu’ils renoncent à la violence pour que l’État juif respecte leurs droits. Il n’y a que les Européens pour les croire- plus exactement pour feindre de les croire- et ce en dépit de tous les moyens violents auxquels ont recours les manifestants. Pacifique dans le langage des « Palestiniens » = avec des charges explosives ! Même les États arabes savent qu’il n’en est rien, c’est d’ailleurs pourquoi l’Égypte a lancé une mise en garde aux habitants de Gaza et au Hamas.

Bien sûr, Israël pourrait se prévaloir de la clause qui dit : « la légitime défense ne peut être invoquée que si l’agression perpétrée contre l’État met en cause sa survie.Car il s’agit bien de la survie de l’État juif: en effet, s’il est envahi par 6 millions de « Palestiniens », c’est tout simplement LA FIN D’ISRAËL!
Mais là encore figurent des restrictions « Même les cas d’atteinte aux droits ou aux intérêts jugés vitaux d’un État ne seront susceptibles de déclencher une action de légitime défense que s’ils ont été commis au moyen d’une agression armée », ou encore lorsque la survie est compromise par le recours éventuel à des armes nucléaires.
-Deuxième condition : « Rester proportionnelle à l’agression » : Il s’agit de l’exigence de proportionnalité des moyens mis en œuvre : « les moyen mis en oeuvre pour inciser le mal doivent être ceux nécessaires et normalement suffisants pour mettre fin et empêcher ».
Alors, dans cet affrontement qui oppose Israël aux terroristes du Hamas, on entend de nouveau cette expression si chère au cœur des députés européens : « Riposte disproportionnée ».
Quelle devrait être alors la réponse à une riposte qu’on qualifierait d’équilibrée? Ce n’est pas difficile : elle consisterait à laisser entrer les « Palestiniens » dans l’État hébreu, à les laisser massacrer les Juifs.

4. Violer les règles du Droit internationalen recourant à la force le cas échéant. Si Israël veut vivre, c’est bien la seule issue possible : il n’y a pas d’alternative : il faut consentir une fois de plus à violer ces règles de droit et à recourir à la force le cas échéant.
Face aux menaces des « Palestiniens », Israël a prévenu qu’elle protègerait sa frontière. Et elle a tenu à mettre en garde les Arabes de Gaza contre toute tentative de s’approcher de la frontière.Afin de les dissuader de se prêter au jeu du Hamas, l’État juif a largué des tracts appelant les « Palestiniens » à ne pas prendre part aux affrontements avec l’armée israélienne : « L’organisation terroriste du Hamas profite de vous pour mener des attaques terroristes. Tenez-vous à l’écart de la barrière et n’essayez pas de l’endommager », conseillait-il. D’autres tracts disaient « Quiconque choisit d’approcher la clôture met sa vie en danger. Nous n’autoriserons aucune tentative de violation de la souveraineté d’Israël ». Puis le ministre israélien de la Défense AvigdorLiberman a ajouté « Nous allons garder une liberté d’action totale, nous n’accepterons aucune limitation pour ce qui est de la défense de nos intérêts de sécurité ».
J’entends déjà les Européens rétorquer comme ils l’ont fait lors de la Guerre de Gaza en 2014, à savoir qu’Israël prévient les populations dans le seul but d’éviter une accusation de crime de guerre!
Seulement, pour que des menaces soient efficaces, il faut les mettre en application si la situation l’exige. L’armée israélienne a donc usé de la dissuasion, de gaz lacrymogènes pour repousser les terroristes. En vain. Elle a donc eu recours aux balles réelles, provoquant l’ire de la communauté internationale. Mais il le fallait!
ConclusionJ’ai envie de m’adresser aux députés de l’UE, tout en sachant que c’est un coup d’épée dans l’eau, et leur poser la question : Quelle est selon vous la solution à adopter ? Que conseilleriez-vous aux Israéliens ? – Pas de violence contre les Palestiniens! – OK ! Alors, il ne reste donc qu’à leur ouvrir les portes du pays. Après tout, pourquoi vous seuls devez faire face à l’afflux des réfugiés? Comme il serait réconfortant de voir les Juifs se débattre avec un afflux massif de « réfugiés arabes »!
Les musulmans sont partis à la conquête de l’Europe, et bientôt l’ONU donnera à la France, à l’Allemagne, à la majorité des pays européens des noms musulmans comme il l’a fait pour les lieux saints juifs, avec votre accord. Mais sachez qu’il ne fera pas d’Israël un autre pays musulman!
Voyez-vous, jamais Israël ne vous donnera cette joie, l’État juif recourra à la force chaque fois que la situation l’exigera. Il y va de sa survie.
Adressez-vous donc aux « Palestiniens » si vous êtes capables ! Enjoignez-les de cesser ce combat au lieu de vous délecter avec vos médias de cet affrontement.
Si le sort des Gazaouis vous tient à coeur, mettez-les donc en garde contre la tentative de réaliser le rêve qu’ils caressent depuis toujours, celui d’éradiquer l’État juif, car ce rêve risque fort de se changer pour eux en un véritable cauchemar . Peut-être faudrait-il leur rappeler l’histoire de Pourim…
Retenez bien ceci : Israël vivra, Israël vaincra !
Dora Marrache pour Europe-Israël

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Vous feignez d’ignorer la situation d’Israêl et sa disparition certaine si le pays donne aux réfugiés le droit au retour.
Certes, vos pays sont en voie d’islamisation et il est maintenant trop tard pour agir. Ne les laissez pas à l’abandon, raisonnez-les au lieu de cehercher des arguments pour défendre leurs gestes

– Peut-être voyez-vous là un moyen de calmer vos citoyens qui s’élèvent contre l’accueil des réfugiés

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