Donner sa vie pour la vie

Dernière mise à jour lundi, 16 avril 2018 10:03 Ecrit par Gérard Akoun lundi, 16 avril 2018 10:03


Vendredi dernier, à Trèbes près de Carcassonne un homme Arnaud Beltram, lieutenant-colonel de gendarmerie a donné sa vie pour sauver celle d’une femme qui était retenue en otage dans une Super U par un djihadiste qui venait déjà de tuer trois personnes. A Paris, le même jour, une octogénaire, rescapée de la rafle du Vel d’hiv, Mireille Knoll était sauvagement assassinée, à son domicile dans le onzième arrondissement de Paris. Son corps lardé de coups de couteau a été retrouvé à moitié carbonisé, les agresseurs dont l’un était un voisin de la victime, leur forfait accompli, ont mis le feu à l’appartement.

Un hommage national a été rendu au colonel, à titre posthume, Arnaud Beltram, à l’Hôtel des Invalides. Le Président Macron a prononcé une véritable homélie emplie de lyrisme : « Dès que nous avons appris son geste, nous tous avons tremblé d’un frisson singulier. L’un d’entre nous venait des se dresser, droit lucide et brave. Il faisait face à la folie meurtrière, à la haine. Et avec lui surgissait l’esprit de résistance des français. » C’était aussi un discours empli de gravité, un discours de mobilisation quand le président rappela les sursauts de résistance qui se sont produits au cours de notre histoire ; « ce geste convoqua dans nos mémoires toutes ces femmes et tous ces hommes qui un jour avaient décidé que la France, la liberté France, la fraternité France ne survivraient qu’au prix de leur vie et que cela en valait la peine ». Ce gendarme, Arnaud Beltram, ce héros, considérait que sa vie valait moins que celle de ceux et de celles qu’il avait à défendre. Il a donné sa vie pour sauver une vie alors que celui qui lui faisait face se glorifiait de devenir un martyr. Il donnait la mort à des innocents. et il en attendait une récompense divine. Ce sont deux conceptions de la vie totalement inconciliables.
A Trèbes, le terroriste, un franco marocain fiché S a revendiqué son acte au nom de l’état islamique, à Paris les deux meurtriers, des délinquants sortis récemment de prison savaient que Mireille Knoll était handicapée, qu’elle n’opposerait pas de résistance. Ils savaient surtout qu’elle était juive, qu’elle devait, donc, avoir de l’argent, comme tous les juifs. Contrairement à ce qui s’était passé avec Sarah Halimi, qui avait été défenestrée un an avant jour pour jour, la piste antisémite a été très rapidement retenue. Le président de la république a associé la figure de Mireille Knoll à l’hommage rendu à Arnaud Beltrame, estimant qu’elle avait été victime du même « obscurantisme barbare. » Il a assisté à son enterrement qui a eu lieu, hier, au cimetière de Bagneux.
Le CRIF avait appelé à une marche blanche, contre l’antisémitisme en mémoire de Mireille Knoll qui a réuni plusieurs milliers de personnes, des juifs en majorité et des hommes et des femmes politiques de tout bord, à Paris et dans plusieurs villes de province. Mais peu d’associations musulmanes, malheureusement, ont appelé à participer à cet hommage. Le CRIF ne souhaitait pas la présence de Marine le Pen et de Jean Luc Mélenchon à cette marche, Francis Kalifat, son président avait dit clairement qu’ils étaient indésirables. Je pense que c’était une erreur. Elle a provoqué une polémique inutile en ce jour de recueillement. La rue appartient à tout le monde et cette interdiction ne les a pas empêchés de participer à cette marche et de polariser la presse sur leur présence qui n’a duré que quelques minutes, car ils ont été obligés de s’en éloigner rapidement.
Dans son discours, Emmanuel Macron a appelé : « chaque citoyen à un regain de vigilance et de civisme » pour combattre « l’islamisme souterrain, un ennemi insidieux » On peut rétorquer à Emmanuel Macron que l’islamisme n’est que la forme exacerbée de l’Islam. Quand il n’est pas violent, il n’est plus souterrain. Il propose, ouvertement, aux musulmans un modèle de société qui puise ses valeurs dans le Coran et qui rejette les nôtres. Il est en progression, pour s’en convaincre il suffit de constater dans les rues, dans les universités l’augmentation du nombre de femmes qui portent ou qui sont obligées de porter la tenue de la parfaite musulmane : un hidjab noir, un pantalon noir sur lequel retombe une tunique blanche, rarement de couleur..
Une question pour finir : dans les quartiers à forte concentration musulmane, combien ont-ils pu adhérer ouvertement au discours d’Emanuel Macron et considérer Arnaud Beltram comme un héros. Nous devons défendre nos valeurs de liberté d’égalité de fraternité et de laïcité contre l’islamisme

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