Che, le tyran

Dernière mise à jour dimanche, 15 octobre 2017 10:00 Ecrit par Nathalie Elgrably-Lévy dimanche, 15 octobre 2017 09:58


Che Guevara, la marque quintessentielle de la Révolution cubaine, été abattu en octobre 1967. Un demi-siècle plus tard, il continue d’exercer une fascination à l’échelle planétaire.À l’occasion de l’anniversaire de sa mort, les plus importants journaux et magazines au monde lui ont consacré des articles encenseurs le décrivant comme un héros,voire comme l’incarnation de la pureté originelle. Quelle ignominie!

L’imposture
Pourtant, quiconque se renseignerait sur Che, même minimalement, comprendrait que sa réputation de «guérillero romantique» est une imposture.
Che était un prédateur sanguinaire. Ses ordres étaient sommaires: «Dès qu’il y a doute, tue».Selon Daniel James, auteur de «Che Guevara: A Biography», Che avait admis avoir ordonné plusieurs milliers d’exécutions, et était surnommé «le petit boucher» alors qu’il dirigeait la prison La Cabaña et qu’il était responsable de la Commission d’épuration. «Je sens mes narines se dilater pour savourer l’odeur acre de la poudre à canon et du sang de mes ennemis», disait-il.
En 1964, il avait d’ailleurs fièrement déclaré devant les Nations Unies: «Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons à fusiller tant que cela sera nécessaire».
Che avait également instauré des camps de travaux forcés, emprisonné des homosexuels, ordonné à ses hommes de braquer des banques,et mis sur pied un état policier pour asservir 6,5 millionsde Cubains. Quant aux journaux, il avait ordonné de tous les détruire. Pour lui, la liberté de presse était incompatible avec la Révolution.

Mystère!

Comment pareil tyran est-il devenu une figure légendaire et charismatique? Mystère! Probablement que sans mensonges, point d’utopie communiste. Mais que penser d’une civilisation qui tolère pareille violence et déifie son auteur, qui occulte la vérité et véhicule des mythes?
L’Irlande a même la poussé le délire jusqu’à émettre un timbre à l’effigie de Che. Qui seront donc les prochains tyrans à recevoir honneurs et reconnaissance? Pol Pot et Ceaușescu peut-être?

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