Chapeau M. Lisée!

Dernière mise à jour mardi, 19 septembre 2017 09:07 Ecrit par Nathalie Elgrably-Lévy mardi, 19 septembre 2017 09:07


Jean-François Lisée est maintenant solidement aux commandes du Parti Québécois. Il dispose d’un an pour convaincre les électeurs de lui confier la destinée du Québec. Possède-t-il les qualités nécessaires pour diriger son parti et devenir premier ministre? Absolument! Mais réussira-t-il à créer une vague indépendantiste? Voilà son plus grand défi!

Rigueur
Chose certaine, sa campagne «50+1 Réponses» pour l’indépendance est infiniment plus rigoureuse et intelligente que les annonces publicitaires simplistes que Pauline Marois avait livrées sur un ton aussi soporifique que condescendant, et ce dans l’espoir naïf de séduire les Québécois.
Quant à la plateforme électorale de M. Lisée, elle a le mérite de s’attaquer aux problèmes les plus urgents. Ce sont toutefois les solutions préconisées qui sont matière à débat. Essentiellement, et sans grande surprise, le PQ est partisan d’un État des plus interventionnistes. «Hors de la main mise de l’État, point de salut» pourrait fort bien être le slogan non avoué de ce parti.
En revanche, l’initiative «Priorité PME» est indubitablement intéressante et porteuse d’espoir pour l’entrepreneuriat québécois. Selon M. Lisée, ce projet repose sur le principe «Laissez-les travailler» et entend considérablement alléger le cadre règlementaire pendant les cinq premières années d’une nouvelle entreprise.
Ainsi, le chef du PQ reconnaît qu’il faut libérer les entreprises des nombreuses procédures administratives aussi fastidieuses qu’inutiles, car celles-ci constituent un boulet qui plombe l’initiative et freine le développement des entreprises. Chapeau, M. Lisée!
Toujours!
Mais s’il est bénéfique de laisser respirer les entreprises, pourquoi limiter cette initiative aux cinq premières années de leur existence? Pourquoi penser que de les faire crouler sous la paperasse dès la sixième année avantagerait leur développement?
Laisser les entreprises travailler un jour, c’est bien. Mais les laisser travailler toujours, voilà qui pourrait radicalement améliorer la performance économique du Québec. M. Lisée a trouvé une recette gagnante. Aura-t-il la sagesse de la rendre permanente?

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