Après le vote à l’ONU

Dernière mise à jour mardi, 4 décembre 2012 10:20 Ecrit par Luc Rosenzweig mardi, 4 décembre 2012 10:20

Ceux qui croyaient que le vote à l’ONU du 29 novembre allait faire avancer la cause de la paix se sont lourdement trompés. Bien au contraire, cette admission d’un Etat palestinien sans réelle existence comme membre observateur des Nations Unies provoque un raidissement des positions de part et d’autre. On a fait les choses à l’envers : ce vote étant mathématiquement acquis, les démocraties occidentales auraient dû conditionner leur approbation à une reprise des négociations directes, sans conditions préalables, et non l’inverse.
Le discours de haine prononcé à New York par Mahmoud Abbas a provoqué une riposte immédiate et attendue de Benyamin Netanyahou : l’annonce de la construction de nouveaux logements dans les implantations juives de Judée-Samarie et de Jérusalem-est. Les cris d’orfraie des diplomates britanniques ou français ne changeront rien à une réalité incontournable : ces constructions, pour l’essentiel, sont programmées dans des zones qu’aucun gouvernement israélien n’accepterait d’abandonner dans le cadre d’un accord global. Il s’agit des gros blocs d’implantations du Goush Etzion, de Maale Adoumim et d’Ariel et du périmètre urbain de Jérusalem. A force de mettre toutes les implantations dans le même sac, les diplomates et les commentateurs sèment la confusion : tout le monde sait, y compris les Palestiniens qu’un retour pur et simple à la ligne de partage de 1949, dite ligne verte, est impensable. La négociation future, si elle a lieu, portera forcément sur les échanges de territoires entre Israël et le futur Etat palestinien. Alors, il faut prendre l’agitation diplomatique de ces derniers jours pour ce qu’elle est : de la gesticulation d’Etats européens incapables de s’entendre sur une politique commune conduisant vers la paix. Comme disait jadis Golda Meir : des Européens je préfère entendre des critiques que des condoléances.



5 Commentaires

  1. Grunchard   |  mardi, 04 décembre 2012 à 17 h 37 min

    Quel discours de haine de M Abbas ?

  2. maxime   |  mardi, 04 décembre 2012 à 18 h 56 min

    @ Grunchard « Quel discours de haine de M Abbas » il suffit de le lire attentivement, c’est plus que la HAINE. Quant aux pays europeens, ils ont passé leurs temps, depuis des siècles à massacrer les juifs, et maintenant ils ne supporte pas l’éxistance d’Israel, sans l’avouer.

  3. amouyal   |  mardi, 04 décembre 2012 à 21 h 16 min

    il n’empeche que sortir abbas du jeu , c’est se tirer une balle dans le pieds !! ou alors il faut de la creativité pour inventer de nouvelles options …… mais la on ne rencontre jamais les hommes politiques Israeliens et c’est bien dommage

  4. Georges   |  mardi, 04 décembre 2012 à 22 h 22 min

    On se garde bien de traduire le discours d’Abbas en français. La vérité doit rester cachée aux Français même s’ils sont Juifs….L’ignorance de certains fait peur.

  5. Georges   |  mardi, 04 décembre 2012 à 23 h 50 min

    « Alors, il faut prendre l’agitation diplomatique de ces derniers jours pour ce qu’elle est : de la gesticulation d’Etats européens incapables de s’entendre sur une politique commune conduisant vers la paix. Comme disait jadis Golda Meir : des Européens je préfère entendre des critiques que des condoléances ».
    Tout est exact mais il faut préciser que si les Européens ont été incapables de s’entendre sur l’abstention, on le doit à la France qui a poussé a voter pour l’admission et a même réussi a convaincre l’Allemagne de ne pas voter contre ! De même qu’on n’a pas traduit le discours haineux, on s’est abstenu de donner la liste des pays qui ont voté comme la France. Facile à trouver sur Wikipédia; une vraie horreur. Un quart des pays (50) ont tout de même sauvé l’honneur de l’humanité.

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